
La Ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Mme Sandra Ablamba Johnson, a pris part le 9 juin 2026 au Forum de la Banque mondiale sur les fragilités, une rencontre de haut niveau consacrée cette année au thème : « Soutenir la prévention dans les pays à risque : leçons tirées du Sahel ».
Organisé par le Groupe de la Banque mondiale, ce forum a réuni plusieurs personnalités de premier plan, notamment Ousmane Diagana, Abdellah S. Cheikh Sidiya, Leonardo Santos Simão ainsi que Bakary Sambe.

Au cours des échanges, un consensus s’est dégagé autour de la nécessité de privilégier les politiques de prévention comme levier essentiel de préservation de la paix et de la stabilité dans les États confrontés aux menaces sécuritaires et aux risques de fragilité. Pour les participants, investir dans la prévention demeure aujourd’hui l’option la plus efficace et la plus rentable pour éviter l’enracinement des crises et favoriser un développement durable.

Intervenant au nom du Togo, Sandra Ablamba Johnson a présenté l’approche adoptée par les autorités togolaises sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, une stratégie fondée sur une vision globale et intégrée de la sécurité. Cette approche repose sur trois piliers complémentaires : l’anticipation à travers les mécanismes d’alerte précoce et la coordination interministérielle, la protection assurée par l’action opérationnelle des Forces armées togolaises, et le renforcement de la résilience des populations grâce à des investissements massifs dans les infrastructures et les services sociaux de base.

La responsable togolaise a particulièrement mis en lumière les résultats enregistrés dans le cadre du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) et du projet COSO. Selon les données présentées, plus de 830 infrastructures communautaires ont été réalisées au profit de plus de 545 000 bénéficiaires, majoritairement des femmes. Ces réalisations concernent notamment les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable et de l’énergie.
Cette expérience togolaise illustre une conviction désormais solidement ancrée dans les politiques publiques nationales : la prévention des crises ne saurait se limiter à une réponse exclusivement militaire. Elle doit associer de manière cohérente la sécurité, l’alerte précoce, le développement local et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Dans un contexte régional marqué par la persistance des menaces terroristes et des défis sécuritaires au Sahel, le Togo entend ainsi poursuivre sa stratégie fondée sur l’anticipation, la protection des citoyens et le renforcement de la cohésion sociale. Une démarche qui suscite un intérêt croissant auprès des partenaires internationaux et qui conforte la place du pays parmi les acteurs engagés dans la recherche de solutions durables aux fragilités qui affectent l’Afrique de l’Ouest.
Dimas DZIKODO

