Il est temps de dire les choses avec franchise : aucun pays ne peut se développer durablement lorsque la haine, la jalousie, la médisance et les règlements de comptes prennent le pas sur l’intérêt général.
Une Tribune du Dr TINDJO Richard
Depuis trop longtemps, nos espaces politiques et publics ou les médias, réseaux sociaux, plateformes wathsap etc. sont pollués par des querelles de personnes, des rivalités de leadership, des campagnes de dénigrement et des luttes d’ego qui détournent l’attention des véritables défis auxquels nos populations sont confrontées.
Pendant que certains consacrent leur énergie à discréditer leurs compatriotes, à semer la division ou à alimenter les rancœurs, les problèmes réels de développement, d’emploi, d’éducation, de santé et de gouvernance continuent de s’aggraver.
L’histoire enseigne pourtant une vérité simple : aucun peuple n’a conquis sa liberté, consolidé sa démocratie ou accéléré son développement dans un climat de haine permanente.
Les grandes avancées collectives ont toujours été le fruit de la capacité des femmes, des jeunes et des hommes à dépasser leurs différences pour servir une cause plus grande qu’eux-mêmes.
La diversité des opinions est une richesse. Le débat contradictoire est une nécessité démocratique. Mais la méchanceté gratuite, la jalousie destructrice, la mauvaise foi et la haine politique constituent des poisons qui fragilisent les nations, détruisent la confiance entre les citoyens et offrent un terrain fertile à l’immobilisme.
Le véritable patriotisme ne consiste pas à souhaiter l’échec de son adversaire politique.
Il consiste à souhaiter la réussite de son pays, même lorsque ceux qui gouvernent ou ceux qui s’opposent ne partagent pas nos convictions.
Une nation progresse lorsque ses citoyens apprennent à combattre les idées qu’ils jugent mauvaises sans pour autant déshumaniser ceux qui les portent.
Nous devons collectivement refuser cette culture de l’invective permanente qui transforme les divergences politiques en haines personnelles. Nous devons apprendre à critiquer sans diffamer, à nous opposer sans détruire, à rivaliser sans nous détester.
Aucun régime, aucune opposition, aucune organisation politique ne pourra répondre aux aspirations profondes du peuple si les ambitions personnelles continuent de primer sur l’intérêt national.
Les divisions artificielles, les guerres d’ego et les calculs individuels ont déjà fait perdre trop de temps à nos peuples.
L’heure n’est plus à la haine. L’heure est à la responsabilité.Car un pays ne tombe pas seulement à cause de ses adversaires ; il s’affaiblit surtout lorsque ses propres filles et fils consacrent plus d’énergie à se combattre entre eux qu’à construire ensemble son avenir.
La plus grande victoire politique n’est pas la défaite d’un rival.
La plus grande victoire politique est la victoire du bien commun sur les intérêts particuliers, de la sagesse sur les passions, et de l’unité nationale sur les divisions stériles.
Dr TINDJO Richard
Vice-Président des Démocrates Socialistes Africains( DSA)

