Dans la préfecture de Tchamba, le droit à la santé cesse d’être un privilège pour devenir une réalité accessible à tous. Autrefois confrontées à des difficultés d’accès aux soins, les populations voient aujourd’hui leur quotidien transformé par une amélioration sensible de l’offre sanitaire et des conditions de prise en charge.
De façon continue, les autorités multiplient les initiatives pour rapprocher les services de santé des citoyens. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large, celle de garantir à chaque Togolais, où qu’il se trouve, un accès équitable à des soins de qualité.
Les efforts consentis permettent de réduire les inégalités d’accès aux soins. La construction de nouvelles formations sanitaires, la réhabilitation de structures existantes et l’amélioration du maillage territorial offrent aux populations des services de proximité.
Les longues distances autrefois parcourues pour consulter un agent de santé tendent à se réduire. Désormais, les patients peuvent se rendre plus facilement dans des centres adaptés, où ils bénéficient d’une prise en charge plus rapide et mieux organisée.
Bilan satisfaisant
Les chiffres obtenus au Centre hospitalier préfectoral de Tchamba illustrent ces avancées. La revue annuelle des performances des activités du CHP en 2025 a été réalisée, montrant une progression des ressources humaines avec un total de 100 agents en 2025 contre 87 en 2024, soit une hausse de 13 agents.
En matière d’amélioration de la qualité des services, d’utilisation accrue des services et de maintien du taux de prise en charge des indigents, des avancées ont été notées, tout comme une réduction du taux de mortalité des cas hospitalisés et une amélioration de la complétude des Rapports mensuels d’activités (RMA).
La disponibilité des médicaments en 2025 était de 70 % et celle des vaccins de 87 %, contre 50 % en 2024. L’évolution est nette et ne souffre d’aucune contestation.
Pour les activités de soins hospitaliers, les taux de guérison et d’occupation des lits sont respectivement de 81,7 % et 23,1 % en 2025 contre 86,9 % et 31,3 % en 2024. Le taux de césarienne est de 31,1 % en 2025 et celui des infections post-opératoires de 1,2 %. L’année précédente, ils étaient respectivement de 1,3 % et 4,6 %.
Une attention particulière aux plus vulnérables
Le droit à la santé à Tchamba se matérialise surtout par une prise en compte accrue des populations les plus vulnérables. Les femmes enceintes, les enfants et les personnes en situation de précarité bénéficient de programmes spécifiques visant à faciliter leur accès aux soins. Les consultations prénatales, la vaccination et la prise en charge des maladies courantes font l’objet d’une attention soutenue. Ces actions contribuent à améliorer les indicateurs de santé maternelle et infantile, tout en renforçant la prévention.
La mise en œuvre progressive de la couverture sanitaire universelle vient également consolider ces acquis en réduisant les barrières financières qui limitaient l’accès aux soins pour de nombreux ménages. À Tchamba, le droit à la santé n’est plus une notion abstraite. Il se traduit désormais par des actions concrètes et des résultats visibles.
Les populations, autrefois en marge du système sanitaire, accèdent aujourd’hui à des soins plus proches, plus accessibles et de meilleure qualité. C’est un droit qui s’affirme, un droit qui s’exerce et, surtout, un droit qui change des vies.

