Malgré la subvention de l’État, le sac de 50 kilogrammes d’engrais coûte 18 000 FCFA.
Ce prix est jugé trop élevé par de nombreux producteurs.
Sur le terrain, les paysans dénoncent des charges trop lourdes. Leur marge diminue.
Leur capacité d’investissement s’en trouve limitée.
Plusieurs acteurs demandent une révision du mécanisme de fixation des prix.
D’autres plaident pour un renforcement des subventions existantes.
Le débat porte aussi sur la production locale d’engrais.
Des professionnels s’interrogent sur l’absence d’usines d’engrais phosphatés au Togo.
Le pays dispose pourtant de gisements importants.
Le phosphate est une matière première essentielle.
Sa transformation locale réduirait les coûts de production. Elle ferait aussi baisser les prix sur le marché national.
Une telle filière créerait de la valeur ajoutée.
Elle générerait des emplois.
Elle renforcerait la souveraineté agricole.
Les autorités indiquent que des études sont en cours.
Elles soulignent toutefois le niveau élevé des investissements requis.
La construction d’une usine de phosphate carbonaté est évoquée depuis une décennie.
Ce phosphate présente un fort potentiel industriel.
Il sert à produire l’acide phosphorique. Il entre dans la fabrication des engrais NPK.
Il a aussi des usages en chimie et en agriculture durable.
Avec des investissements appropriés, ce potentiel peut être pleinement valorisé.
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