Il est étonnant de voir avec quelle vitesse certains comblent leurs lacunes par des récits complotistes.
Ils préfèrent l’illusion à l’attente des faits.
L’idée que le Togo servirait de base de repli aux putschistes béninois est infondée.
Elle repose sur une lecture faussée des enjeux sécuritaires régionaux.
Affirmer que le Togo aurait accueilli des insurgés relève de la spéculation.
Aucune preuve ne soutient cette thèse.
Rien.
Ses promoteurs oublient volontairement que le Togo et le Bénin ont des accords sécuritaires solides.
Ces accords sont actifs.
Ils fonctionnent.
Ils ont encore fonctionné dans ce dossier.
La recette ne change jamais : un peu de fantasme, un peu de ressentiment, beaucoup d’ignorance.
Le tout présenté comme une analyse.
Certains dénoncent un refus d’aider.
Les acteurs sérieux savent que la coopération ne se juge pas à l’apparence.
Elle se mesure au renseignement partagé.
Au soutien opérationnel.
À la coordination discrète.
L’idée qu’un avion traverse un pays sans laisser de trace est absurde.
Faut-il croire que l’armée béninoise serait incapable de sécuriser un aéroport ?
Est-ce vraiment l’image qu’ils veulent donner ?
On les imagine déjà hésitant entre un avion, un oiseau ou un super-héros.
L’inquiétude ne vient pas de l’incident.
Il fut limité.
Il fut vite maîtrisé.
L’inquiétude vient de la rapidité avec laquelle certains inventent des conclusions alarmistes.
Ils ignorent un fait simple : lors de la première tentative de putsch, le Togo a soutenu le Bénin.
C’était à la demande du président Talon.
Cet appui discret a empêché le pire.
Sans bruit.
Sans mise en scène.
Aujourd’hui encore, les services togolais et béninois ont travaillé ensemble.
Avec rigueur.
Avec méthode.
Le public l’ignore.
Cette vérité dérange les amateurs de fiction.
Ce qui devrait choquer, ce n’est pas l’incident.
C’est la joie malsaine avec laquelle certains pseudo-activistes proches du pouvoir béninois annoncent un effondrement imaginaire de l’ordre public.
AKAKPO Delali

