En sa qualité de Médiateur de l’Union Africaine, le Président du Conseil togolais a présidé ce jour à Lomé, la Réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Cette rencontre a permis de renforcer la cohérence des initiatives de médiation, d’examiner la feuille de route globale du processus de paix, de mieux articuler les efforts des différents facilitateurs et d’échanger sur les développements récents dans l’Est de la RDC, dans un esprit de dialogue constructif et de responsabilité partagée.
Le Président Faure Gnassingbé a salué à cet effet, l’engagement des États, des partenaires et de l’ensemble des parties prenantes avant de déclarer que «plus que jamais, notre action collective doit rester guidée par une conviction forte : seule une solution politique concertée et durable permettra de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité au bénéfice des populations de la région des Grands Lacs.»

Ce samedi, des acteurs africains du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs se sont réunis à Lomé.
Ils ont été placés devant leurs responsabilités par le Président du Conseil Togolais.
Le ton a été ferme et direct. «Le temps des diagnostics est terminé. Celui de l’action est arrivé», a déclaré Faure GNASSINGBE, médiateur de l’Union africaine.
Dès l’ouverture de la réunion, le message a été clair: « Lomé ne doit pas être «une conférence de plus, Elle doit marquer un tournant décisif. La crédibilité de l’Afrique est en jeu. La situation reste instable. Pourtant, un espace politique existe encore. Il faut désormais des compromis durables» a insisté M. GNASSINGBE.

Des compromis capables de tenir dans le temps. Des compromis résistants aux tensions régionales et internationales. «La paix proclamée ne suffit plus. Elle doit être bâtie, renforcée et protégée.» a-t-il ajouté.
Le constat est sévère: La multiplication des initiatives fragilise la paix. Il y a trop de cadres et trop de médiations. La coordination reste insuffisante. Le processus africain unifié existe déjà. Le cadre est en place.
«Mais sans résultats, il reste une simple promesse» a rappelé M. GNASSINGBE. L’urgence est désormais l’opérationnalisation. Il faut clarifier les rôles, renforcer la coordination et éfinir une feuille de route réaliste et priorisée.
Le Président Faure GNASSINGBE a insisté sur l’essentiel : «la paix doit être ressentie par les populations. Derrière les accords, il y a des vies brisées. Il y a des déplacés et des enfants privés d’avenir. La paix se mesure à la sécurité, aux soins, à l’ école et à la dignité.»
Le message est clair: Une diplomatie coupée du terrain produit une paix fragile.
L’Afrique est attendue au tournant. Elle ne peut plus échouer.

