Le Directeur pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) au Burkina Faso, Noël Koutéra BATAKA, conduit, aux côtés des autorités burkinabè, la mission annuelle de supervision des programmes SD3C et AICRM, deux initiatives régionales majeures destinées à renforcer la résilience des systèmes agricoles et des communautés rurales face aux crises sanitaires, sécuritaires et climatiques.

Ancien ministre togolais de l’Agriculture, de l’Élevage et des Ressources halieutiques, l’expert en développement rural et en politiques agricoles dirige cette mission institutionnelle menée en étroite collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques (MAERAH) du Burkina Faso.
Ouverte le 15 juillet 2026 à Ouagadougou, cette mission de supervision porte sur le Programme conjoint Sahel en réponse aux défis de la Covid-19, des conflits et du changement climatique (SD3C) ainsi que sur le Programme de Gestion intégrée des risques climatiques en Afrique (GIRCA/AICRM). Jusqu’au 24 juillet, les partenaires techniques et financiers, les responsables des programmes, les acteurs institutionnels ainsi que les bénéficiaires procèdent à une évaluation approfondie des performances enregistrées par ces deux interventions stratégiques.
L’objectif principal consiste à apprécier la qualité de l’exécution globale des programmes, à mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations formulées lors des précédentes missions de supervision et d’appui, organisées en juillet et en décembre 2025, et à identifier, le cas échéant, les ajustements nécessaires afin d’optimiser la conduite des activités durant la période restante de leur exécution.
S’agissant spécifiquement du Programme AICRM, la mission préparera également les travaux de la revue à mi-parcours prévue en 2027, en examinant les différents paramètres susceptibles d’alimenter la restructuration du programme afin d’en améliorer l’efficacité, l’impact et la durabilité.
Placés sous la présidence de Mme Estelle ZOUNGRANA-KOÏTA, Chargée d’études auprès du Secrétariat général du MAERAH, les travaux se déroulent sous forme de sessions plénières consacrées à des présentations techniques suivies d’échanges entre les différentes parties prenantes. Une série de visites de terrain est également programmée afin de permettre aux experts d’apprécier la qualité des infrastructures réalisées, de vérifier l’effectivité des investissements consentis et de recueillir directement les observations des bénéficiaires.
Cette mission mobilise une expertise multidisciplinaire couvrant notamment le suivi-évaluation, la passation des marchés, la gestion des connaissances, la communication institutionnelle, le genre et l’inclusion sociale, les infrastructures rurales, les activités génératrices de revenus, les marchés et chaînes de valeur, la gestion des risques climatiques ainsi que les questions fiduciaires.
À son terme, les travaux déboucheront sur un aide-mémoire récapitulant les principaux constats, les mesures convenues entre les parties et les recommandations destinées à consolider la mise en œuvre des deux programmes.
Deux programmes régionaux au service de la résilience agricole
Le Programme conjoint Sahel en réponse aux défis de la Covid-19, des conflits et du changement climatique (SD3C) et le Programme de Gestion intégrée des risques climatiques en Afrique (GIRCA/AICRM) constituent des initiatives régionales mises en œuvre conjointement par les États bénéficiaires et le Fonds international de développement agricole (FIDA).
Au Burkina Faso, le programme SD3C, lancé en septembre 2021, intervient dans six communes, réparties entre les régions de la Boucle du Mouhoun, du Nord et du Sahel, à raison de deux communes par région. Son achèvement est prévu en 2027.
Pour sa part, le Programme GIRCA/AICRM vise à renforcer durablement la résilience des petits exploitants agricoles et des communautés rurales en améliorant leurs moyens d’existence et leur sécurité alimentaire grâce à une gestion intégrée des risques climatiques affectant les ressources naturelles.
Le programme couvre les six pays déjà engagés dans le SD3C — Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad — auxquels s’ajoute la Gambie, élargissant ainsi la portée régionale de cette initiative en faveur de l’adaptation au changement climatique.
Au Burkina Faso, la coordination nationale des programmes SD3C et AICRM est assurée par Sié Salif Stéphan KAMBOU, sous la supervision du FIDA et des autorités nationales compétentes.
Dimas DZIKODO