Le Jeudi passé, le Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, a reçu Bruno Rodriguez Parrilla, ministre cubain des Relations extérieures.
Une rencontre importante alors que l’île des Caraïbes traverse l’une des pires crises de son histoire récente.
Le partenariat entre Lomé et La Havane est ancien.
Il repose sur des bases solides, souvent loin des projecteurs.
Les échanges couvrent la santé, l’éducation, l’agriculture, le tourisme et l’investissement.
Mais cette visite revêt une portée particulière.
Cuba est à bout de souffle. L’économie vacille. Les coupures d’électricité sont fréquentes.
Les étals se vident. Le tourisme, pilier vital du pays, ne s’est jamais relevé du choc du Covid.
Et pourtant, l’île tient bon. Elle cherche des soutiens, pas des sauveurs. Des alliés, pas des donateurs.
Dans ce contexte, le Togo réaffirme sa solidarité, loin des calculs diplomatiques classiques.
“Le Président du Conseil a exprimé son attachement à la coopération entre nos deux pays. Nous sommes reconnaissants du soutien du Togo à notre nation”, a déclaré Rodriguez Parrilla, visiblement ému.
À l’heure où les grandes puissances redéfinissent leurs alliances, le Sud global s’organise autrement.
L’échange entre Faure Essozimna GNASSINGBE et le chef de la diplomatie cubaine ouvre la voie à une coopération ciblée et réaliste, centrée sur des domaines essentiels : l’accès aux médicaments, l’innovation agricole et le développement de systèmes de santé résilients.
Ce type de partenariat, discret mais solide, annonce peut-être un nouveau modèle de diplomatie Sud-Sud : fondé sur l’écoute, la constance et le respect mutuel, plutôt que sur les effets d’annonce.
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