Les travaux du 9ᵉ Congrès panafricain se poursuivent à Lomé.
Les participants se répartissent en commissions pour examiner plusieurs dossiers majeurs.
La réforme des institutions multilatérales figure parmi les thèmes les plus discutés.
Pour les experts réunis, l’ordre mondial né en 1945 souffre d’une malformation congénitale.
Ils rappellent que l’Afrique représente plus d’un quart des États membres de l’ONU, sans disposer d’un poids politique proportionnel dans les grandes instances.
La revendication portée à Lomé est claire : obtenir deux sièges permanents africains, dotés du droit de veto, au Conseil de sécurité.
Selon les intervenants, une gouvernance mondiale crédible ne peut plus ignorer la démographie du continent, son rôle géopolitique croissant et sa contribution à la stabilité internationale.
Une autre commission étudie les enjeux liés au racisme et l’application de la Déclaration de Durban.
Les participants saluent la reconnaissance de la traite négrière comme crime contre l’humanité, une avancée majeure.
Ils relèvent toutefois que le texte ne prévoit aucune réparation financière obligatoire.
Ce point continue d’alimenter de vifs débats au sein des États africains et de la diaspora.
Pour plusieurs délégués, cette lacune réduit la portée symbolique et politique du processus de Durban.
Les conclusions des commissions seront rassemblées dans un document final présenté en plénière.
À Lomé, les attentes sont fortes.
Les participants espèrent que le congrès renforcera la position africaine dans les discussions internationales et ouvrira la voie à une réforme plus équitable du système multilatéral.
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