Un énorme gisement d’illusions qui montrait dans ses nervures sombres des désillusions qui gisaient éventrées…
Le peuple togolais, dans sa quasi intégralité, est, certes, pour une accentuation manifeste qui indiquerait, sans trop lésiner sur les moyens, les nouvelles tendances favorables à l’amélioration de ses conditions de vie, et très ouvertement pour un changement radical dans la gouvernance de notre pays, mais visiblement, et, c’est là l’enseignement majeur de cette trilogie désavouée, le peuple togolais n’est catégoriquement pas pour un soulèvement révolutionnaire, avec ce que cela implique comme diverses atrocités, et comme la destruction de la stabilité de son pays.
Et donc, c’est tout naturellement qu’ils ont majoritairement, presque unanimement vaqué à leurs occupations, qu’un quotidien déjà si préoccupant pour eux leur impose dans une admirable résilience qui, Dieu sait, connaîtra les apogées de ses espérables rendements.
Les divisions ont tant pesé sur notre longue histoire que, si souvent, nous avons succombé à la tentation de prolonger sans fin nos épreuves par des ressentiments insurgés et de faire rebondir éternellement nos querelles. Mais aujourd’hui plus que jamais, le peuple togolais pensif de ses avenirs, ne s’est pas laissé aventurer dans les luttes fratricides, et entend expurger de sa destinée l’expression de toute violence décivilisatrice.
L’ÉVIDENCE de la paix, c’est-à -dire sa nécessité absolue n’est point une coquetterie politique ou une réthorique soporifique qui consisterait à endormir toute initiative contraire au pouvoir établi ! Elle nous est essentielle, vitale, capitale pour bâtir, produire et partager équitablement les fruits de nos labeurs dans un Togo rénové de fond en comble.
Aussi ce peuple n’a-t-il pas d’autres intentions, et surtout, d’autres reclassements politiques à opérer, que de laisser aller à son terme cette nouvelle législature au regard de laquelle elle sera cependant impitoyable dans ses jugements. Si le président du Conseil, avec son nouveau gouvernement, réussit impeccablement ce défi, ce qui est largement à sa portée, ce sera le peuple lui-même qui sera vent debout pour installer à jamais dans son cœur et dans ses reconnaissances éternelles l’EVIDENCE Faure, comme un porte-bonheur inamovible.
Le GCE Cyr ADOMAYAKPOR

