Face à l’accélération de l’urbanisation et aux défis environnementaux contemporains, la promotion de l’urbanisme durable devient nécessaire. La croissance démographique, l’expansion des centres urbains et les exigences de modernité appellent une planification rigoureuse, capable d’allier développement économique, cohésion sociale et préservation des ressources naturelles.
L’urbanisme durable repose avant tout sur une vision anticipatrice. Il ne s’agit plus seulement d’étendre la ville, mais de l’organiser avec méthode. Les schémas directeurs d’aménagement intègrent désormais des considérations environnementales, la gestion rationnelle du foncier et la nécessité d’espaces publics fonctionnels.
C’est une approche qui, à bien des égards, vise à limiter l’étalement anarchique, à réduire les risques d’inondation et à améliorer la qualité de vie des habitants.
Mesures et actions
L’année 2026 verra de nouveaux progrès en matière d’urbanisme durable et de logement social. Parmi les initiatives à prendre se trouvent la finalisation des études de faisabilité et les travaux préparatoires pour l’aménagement d’une zone d’habitat planifié sur le site de Kpomé-Dalavé, d’une superficie de 1 177 hectares.
Autres actions planifiées par le gouvernement : doter 13 communes de plans locaux d’urbanisme. Ce sont Oti-Sud 1, Dankpen 1, Haho 1, Vo 2, Blitta 1, Est-Mono 1, Amou 2, Tchaoudjo 2, Tchamba 1, Kozah 2, Zio 3, Mô 2 et Agou 1.
Une autre mesure que le pays compte déployer est d’assurer le contrôle du respect des normes de construction par l’instruction des demandes de permis de construire ; d’élaborer et de vulgariser la politique de réforme foncière ; de réceptionner partiellement les travaux d’aménagement, d’assainissement et de bitumage de 14,34 km de rues urbaines à Lomé.
Il est également question de poursuivre les travaux d’aménagement, d’assainissement et de bitumage de 9,43 km à Aflao-Sagbado, ainsi que les travaux d’assainissement de la zone Agoè-Houmbi à Lomé ; d’achever les travaux de drainage urbain et de voirie à Dapaong ; de collecter et d’évacuer les déchets à la décharge finale d’Aképé dans le Grand Lomé ; d’entretenir les ouvrages d’assainissement et les bassins de rétention d’eaux pluviales dans le Grand Lomé ; de produire et de promouvoir les matériaux locaux de construction ; et de créer et rendre opérationnel l’Institut géographique national du Togo (IGNT).
Grands investissements
Les investissements à réaliser sont importants. In fine, ils permettront d’améliorer le réseau routier, de moderniser les systèmes d’assainissement, de développer l’éclairage public et de mieux structurer les villes, en les rendant plus sûres et plus attractives.
L’urbanisme durable implique par ailleurs une gouvernance inclusive. La préservation des espaces verts et la protection des zones sensibles figurent parmi les priorités.
La prise de conscience est évidente au Togo : le développement urbain ne peut être dissocié de la responsabilité environnementale et sociale.

