Au Togo, la protection contre la maladie cesse d’être un privilège réservé à quelques-uns pour devenir un droit structurant, accessible à un nombre croissant de citoyens. À travers l’extension continue de la couverture maladie, l’État fait grandir un système de santé plus équitable et davantage solidaire.

La couverture maladie connaît aujourd’hui une montée en puissance notable. Fonctionnaires, retraités, salariés du secteur formel, mais aussi nouvelles couches sociales intégrées progressivement au dispositif, bénéficient d’une prise en charge organisée et sécurisée de leurs soins de santé. Cette évolution rend possible la réduction de l’exposition financière des ménages face à la maladie et garantit un accès régulier aux soins essentiels, sans craindre l’appauvrissement lié aux dépenses de santé.

Soulager les ménages, renforcer la prévention

La couverture maladie formelle agit comme un bouclier social. En prenant en charge une part significative des consultations, des examens, des hospitalisations et des médicaments, elle permet aux bénéficiaires de se soigner plus tôt, plus souvent et dans de meilleures conditions.

Ce mécanisme favorise également une culture de la prévention. Les assurés consultent davantage, suivent leurs traitements et respectent les parcours de soins, ce qui contribue à réduire les complications médicales et à améliorer durablement les indicateurs de santé.

Au cours de l’année 2025 où le processus s’est accéléré, la gestion de l’assurance maladie universelle (Amu) a été confiée à l’Institut national d’assurance maladie (Inam) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Ensemble, ils s’occupent des bénéficiaires (les agents publics pour l’Inam et les travailleurs du secteur privé pour la CNSS), ainsi que des populations vulnérables prises en charge par l’État.

Le bilan effectué à la fin de l’année écoulée parle de plusieurs centaines de milliers de Togolais qui bénéficient déjà d’une couverture maladie formelle. Cela traduit, selon le gouvernement qui s’en félicite, « une montée en puissance constante du dispositif, en cohérence avec les capacités financières et organisationnelles du pays ».

Cohésion sociale

Au-delà de la dimension médicale, la couverture maladie participe à la consolidation du lien social. Elle réduit les inégalités d’accès aux soins entre les catégories socioprofessionnelles et renforce le sentiment d’appartenance à une communauté nationale protectrice. 

Dans un contexte marqué par la vulnérabilité de certaines franges de la population, cette politique sanitaire devient un instrument de justice sociale, en garantissant que la maladie ne soit plus synonyme d’exclusion ou de renoncement.

L’essor du dispositif s’accompagne d’efforts constants d’amélioration de la gouvernance. Renforcement des structures de gestion, digitalisation des procédures, contractualisation avec les formations sanitaires, contrôle de la qualité des soins participent à la crédibilité et à la pérennité du système qui fait des heureux.

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