Le Togo a commémoré, le samedi passé , le 52ᵉ anniversaire de l’attentat de Sarakawa.

Cet événement a profondément marqué l’histoire politique, économique et identitaire du pays.

À cette occasion, le Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, a déposé une gerbe au mausolée de Sarakawa.

Ce geste s’est voulu un hommage aux victimes et à la mémoire collective nationale.

Le 24 janvier 1974, le président GNASSINGBE Eyadema échappe à un crash d’avion.

Il voyageait à bord d’un DC3, tombé à Sarakawa.

L’accident est rapidement qualifié d’attentat.

Il est attribué à un sabotage lié à des intérêts financiers étrangers.

Ces intérêts s’opposaient à la volonté du chef de l’État de contrôler les ressources minières, notamment les phosphates.

Loin d’affaiblir le pouvoir, l’événement devient un tournant majeur.

Dix jours plus tard, le 2 février 1974, le président Eyadema annonce la nationalisation de la Compagnie togolaise des mines du Bénin (CTMB).

Cet acte fondateur permet au Togo de reprendre la maîtrise de l’exploitation des phosphates.

Il marque une rupture claire avec la dépendance économique extérieure.

L’année 1974 entre ainsi dans l’histoire sous le nom des Trois Glorieuses.

Elle ouvre une phase de réaffirmation nationale, économique, politique et culturelle.

Inspiré par l’idéal d’authenticité africaine, le pouvoir engage des réformes symboliques fortes.

Les noms de villes sont africanisés.

Les prénoms européens sont progressivement abandonnés.

Les identités culturelles sont valorisées.

Le président renonce lui-même à son prénom Étienne.

Il adopte définitivement celui d’ Eyadema.

Depuis plus de cinq décennies, Sarakawa est un lieu de mémoire et de recueillement.

Chaque commémoration rappelle l’attentat manqué et le sursaut national qu’il a suscité.

Le dépôt de gerbe de Faure Essozimna GNASSINGBE s’inscrit dans cette continuité historique.

Il souligne l’importance de cet épisode dans la construction de l’État togolais moderne.

Plus qu’un souvenir, Sarakawa demeure un symbole de résilience.

Il incarne la souveraineté et la détermination du peuple togolais.

L’esprit de 1974 continue d’habiter le récit national.

Il rappelle aux générations présentes et futures les luttes fondatrices de l’indépendance économique, culturelle et politique du Togo.

🧢

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version