Dans les régions septentrionales, longtemps exposées aux fragilités économiques et aux tensions sécuritaires, un vent de renouveau souffle. Le Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (Coso) transforme les territoires et redonne confiance aux communautés, consolidant ainsi les bases d’un développement inclusif et durable.

Pensé comme une réponse structurée aux défis multidimensionnels du nord du pays, le Coso déploie une approche intégrée où la sécurité humaine, la résilience économique et la cohésion sociale avancent de concert. Sur le terrain, les effets sont palpables, presque immédiats : les populations reprennent espoir, les initiatives locales se multiplient et le tissu social se renforce.

Un projet au cœur des communautés

Le Coso se distingue par son ancrage local. Il ne s’agit pas d’une intervention distante, mais d’un projet qui s’immerge dans les réalités des populations. À travers des actions ciblées, il soutient les communautés les plus vulnérables, en particulier les jeunes et les femmes, en leur offrant des opportunités concrètes d’insertion économique.

Activités génératrices de revenus, formations professionnelles, appui aux initiatives locales : autant de mécanismes qui permettent aux bénéficiaires de reprendre en main leur destin. Dans des zones où les perspectives étaient parfois limitées, ces actions ouvrent de nouvelles voies et réduisent les facteurs de vulnérabilité.

Le taux de décaissement global du projet, depuis son lancement jusqu’à fin décembre 2025, est de 52,29 %. Il correspond à 25,6 milliards de francs CFA de dépenses cumulées depuis 2022, mobilisées pour venir en aide aux populations concernées.

Renforcement de la cohésion pour prévenir les fractures

Au-delà de l’aspect économique, le Coso agit comme un ciment social. Dans un contexte régional marqué par des risques de déstabilisation, le projet mise sur le dialogue, la solidarité et la participation communautaire pour renforcer la cohésion.

Des espaces d’échanges sont créés, les leaders communautaires sont impliqués et les populations sont encouragées à prendre part aux décisions qui les concernent.

Cette dynamique participative favorise un climat de confiance et réduit les tensions susceptibles de fragiliser le vivre-ensemble. Par exemple, en matière de gouvernance locale et de capacités communautaires, 929 Comités villageois de développement (CVD) et 46 Comités cantonaux de développement (CCD) ont été mis en place ou restructurés, renforcés et dotés, chacun selon le cas, de son Plan d’action villageois (PAV) ou de son Plan d’action cantonal (PAC) sur la même période.

Des infrastructures qui changent le quotidien

L’action du Coso se traduit par la réalisation d’infrastructures de proximité : points d’eau, écoles, centres de santé et pistes rurales améliorant les conditions de vie des populations. Ces investissements, loin d’être anodins, ont un impact direct sur le quotidien. Ils facilitent l’accès aux services sociaux de base, soutiennent les activités économiques et renforcent l’attractivité des localités concernées.

Dans les régions du nord, où la question sécuritaire reste sensible, le Coso joue un rôle préventif essentiel. Il agit sur les causes profondes de la vulnérabilité, notamment le manque d’opportunités économiques et le sentiment d’exclusion, et réduit ainsi les risques de déstabilisation.

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