La promotion de l’inclusion sociale est forte au Togo, matérialisée par des initiatives en faveur des personnes présentant un handicap visuel. Les défis auxquels ces citoyens sont confrontés au quotidien sont nombreux. Pour leur venir en aide, le pays enchaîne des projets et programmes destinés à améliorer leur accès à l’éducation, à la formation et aux opportunités économiques.

L’engagement en faveur des personnes malvoyantes et non voyantes trouve son essence dans une vision plus large de justice sociale. Les pouvoirs publics veulent et parviennent à leur garantir des conditions de participation pleine et entière à la vie nationale, indépendamment des limitations physiques auxquelles elles font face.

Leur éducation

Dans le domaine éducatif, plusieurs actions sont mises en place pour favoriser l’accès au savoir. Des établissements spécialisés accueillent des élèves présentant un handicap visuel et leur offrent un encadrement pédagogique adapté.

L’utilisation du braille, l’acquisition de matériels didactiques spécifiques et la formation d’enseignants qualifiés contribuent à améliorer la qualité de l’apprentissage.

Au-delà de l’école, des programmes de formation professionnelle permettent à de nombreux bénéficiaires de développer des compétences pratiques dans divers domaines. Ces initiatives visent à renforcer l’autonomie des personnes concernées et à faciliter leur insertion dans le tissu socioéconomique, élément essentiel de leur devenir.

Le programme de couverture santé des élèves, désormais intégré à l’assurance maladie universelle (Amu) sous l’appellation School Amu, prend également en charge les élèves présentant un handicap visuel. À fin janvier 2025, il a mobilisé 356 millions de francs CFA et s’adresse aux élèves des établissements publics, de la maternelle au secondaire, avec une prise en charge plafonnée à 30 000 FCFA par élève et par an.

Il couvre leurs consultations, hospitalisations, analyses médicales, pharmacie et interventions de petite chirurgie dans les formations sanitaires publiques agréées. À la date susmentionnée, 213 411 feuilles de soins avaient déjà été utilisées, selon l’Inam.

Activités rémunératrices

Parallèlement, des projets d’appui aux activités génératrices de revenus sont mis en œuvre pour encourager l’entrepreneuriat et l’indépendance financière des adultes.

Grâce à l’accompagnement technique et à l’accès à des mécanismes de financement adaptés, plusieurs personnes présentant un handicap visuel parviennent aujourd’hui à lancer ou développer leurs propres activités.

L’action publique s’appuie en outre sur la collaboration avec les organisations de la société civile et les associations spécialisées dans la défense des droits des personnes handicapées.

Prenant le cas de la cataracte, principale cause de cécité, une campagne dénommée « Zéro cataracte » permet au pays d’améliorer la prise en charge, d’inclure les chirurgies et de distribuer des verres correcteurs pour améliorer la qualité de vie des personnes concernées.

Entre 2022 et 2023, plus de 17 000 cas de cataracte ont été pris en charge, incluant la fourniture de verres correcteurs. À travers ses projets et programmes phares, le pays se mobilise contre ces maux afin que chaque citoyen, quelles que soient ses capacités, puisse contribuer pleinement au progrès collectif.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version