L’ouverture des deux battants de la gigantesque porte du prestigieux Green Hall du Kremlin à Moscou consacre l’ancrage explicite dans la tradition togolaise d’une «diplomatie d’équilibre assumée» du Président Faure Gnassingbé. Le président russe Vladimir Poutine a en effet reçu ce mercredi le Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, au Kremlin.
L’objectif est de renforcer la coopération dans plusieurs domaines clés : diplomatie, sécurité, commerce, agriculture, énergie, sécurité alimentaire, formation et économie.
Le Président du Conseil togolais, en se faisant recevoir par le Président russe inscrit sa démarche dans la continuité d’une diplomatie d’équilibre, de prévention et de médiation — du Sahel au Golfe de Guinée —, lui qui a déjà été saluée pour son rôle discret, mais décisif dans plusieurs crises régionales. À Abou Dhabi comme à Rome ou Paris, le Président Faure Gnassingbé s’est assigné la responsabilité de plaider pour des coalitions solidaires africaines dans leur leadership et inclusives dans leurs partenariats, au service de la paix et du développement. C’est exactement ce qu’il est parti chercher à Moscou en l’assumant pleinement, la diplomatie togolaise n’ayant jamais été une diplomatie de posture mais plutôt une diplomatie de résultats, qui a déjà permis de débloquer des crises concrètes dans la sous-région.
Et face à la montée des périls, la boussole qui guide l’action du Président du Conseil togolais est simple : prévention, médiation, coalition. C’est au nom de cette boussole qu’il est parti à Moscou, comme il va à Bruxelles, à Washington ou à Pékin. C’est clair que c’est une diplomatie efficace pleinement assumée.
La Russie, de son côté, poursuit de nos jours une offensive diplomatique en Afrique, où elle accroît son influence dans plusieurs États. C’est le cas en Angola, en Centrafrique, en Guinée équatoriale, en Libye, à Madagascar, au Mali, au Niger, au Burkina Faso ou encore au Mozambique.
Cette dynamique suscite des inquiétudes dans plusieurs pays européens et aux États-Unis. Toutefois les relations économiques entre Moscou et Lomé reposent surtout sur les exportations russes de céréales et sur la fourniture d’engrais, a Russie ayant toujours joué un rôle majeur dans ce secteur. Elle est le deuxième producteur mondial de fertilisants, derrière la Chine, et le premier exportateur au niveau international.
Cet apport reste essentiel pour un pays agricole comme le Togo, qui cherche à renforcer sa productivité et sa sécurité alimentaire.


