Le Togo poursuit une dynamique résolue en faveur de la promotion du genre dans l’espace public et politique.
Des avancées sont notables, malgré des déséquilibres encore marqués.
Le Document budgétaire sensible au genre 2026 souligne une représentativité féminine toujours inégale dans les sphères décisionnelles.
Dans l’administration centrale, les femmes occupent 13,33 % des postes nominatifs.
Au Parlement, leur présence progresse mais demeure minoritaire.
Elles représentent 21,24 % des sièges à l’Assemblée nationale et 26,22 % au Sénat.
Au niveau local, la tendance est comparable.
Les femmes constituent 20 % des gouverneurs de région.
Elles ne représentent que 15 % des membres des conseils municipaux et régionaux.
Ces données traduisent des progrès réels, mais appellent une accélération des réformes.
Sur le plan économique, l’autonomisation financière des femmes reste une priorité.
L’accès au financement en est un levier essentiel.
À ce titre, le Fonds national de la finance inclusive adopte une approche volontariste.
Soixante-cinq pour cent des crédits accordés ont bénéficié aux femmes.
Ces financements soutiennent des activités génératrices de revenus, notamment en milieu rural.
Les autorités entendent renforcer les cadres juridique et institutionnel.
L’objectif est de réduire durablement les inégalités fondées sur le genre.
Le développement inclusif et durable demeure la finalité recherchée.
Plusieurs actions sont annoncées pour l’année en cours.
Elles visent l’amélioration de l’accès des femmes à la terre en milieu rural.
Elles concernent aussi le soutien accru à l’entrepreneuriat féminin.
La lutte contre les violences basées sur le genre sera intensifiée.
Si la volonté politique est manifeste, les défis persistent.
La consolidation des acquis exige une mise en œuvre effective des mesures.
Elle requiert un suivi rigoureux et une mobilisation collective.
À ce prix, l’égalité de genre deviendra un pilier durable du développement au Togo.
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