Le Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, a présidé hier vendredi le premier conseil des ministres de la Cinquième République.
Cette séance ouvre officiellement la nouvelle ère institutionnelle du Togo.
À l’ordre du jour figurait l’examen du projet de loi de finances 2026.
Ce texte stratégique doit être voté par l’Assemblée nationale et le Sénat avant le 31 décembre 2025.
Ce premier budget de la Ve République arrive dans un contexte de transformation institutionnelle.
Il vise à consolider les acquis économiques et à intégrer les nouvelles priorités du gouvernement.
Il met l’accent sur les investissements publics, la justice sociale et la résilience économique.
Le Conseil a aussi étudié une réforme du fonctionnement de l’Office togolais des recettes (OTR).
L’OTR regroupe les impôts et les douanes.
Les détails de la réforme ne sont pas encore publics.
L’objectif est clair : améliorer l’efficacité de la collecte, renforcer la transparence et optimiser le service aux contribuables.
Créé en 2014, l’OTR est un pilier du financement public.
La réforme pourrait changer sa gouvernance, son organisation ou ses outils digitaux.
Elle doit répondre aux exigences d’une administration moderne et performante.

Le projet de loi de finances 2026 qui a été adopté est équilibré à 2 740,5 milliards de Fcfa.
Il progresse de 14,4 % par rapport à 2025.
Il a été élaboré dans un contexte de croissance mondiale modérée et inégale.
Il repose sur une gestion prudente et sur une mobilisation accrue des ressources internes.
Le gouvernement prévoit une croissance de 6,5 % en 2026, contre 6,2 % en 2025.
Cette projection dépasse les perspectives de l’UEMOA, fixées à 5,7 %.
Elle surpasse aussi celles de la Cédéao, attendues à 4,1 % en 2026.
Cette progression reflète l’assainissement du cadre macroéconomique et une gestion stricte des finances publiques.
Elle permet au Togo de respecter les critères de convergence de l’UEMOA.
Elle confirme aussi ses engagements dans le programme en cours avec le FMI.
Les dépenses de santé, d’éducation et de protection sociale représentent près de 48 % du budget.
La part dédiée à la transformation économique augmente de 29,3 %.
Elle vise à renforcer les secteurs porteurs : agriculture, industrie, numérique et aussi à stimuler l’investissement privé.
Le secteur de la sécurité et de la défense demeure prioritaire. Il doit répondre aux menaces multiformes et préserver la stabilité nationale.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, a insisté sur un suivi strict des projets budgétaires.
Il a encouragé des visites régulières de terrain pour évaluer les avancées et proposer, si nécessaire, des mesures correctives.
Il a réaffirmé l’importance d’un impact réel des politiques publiques sur la vie des citoyens.
Il a aussi appelé à poursuivre la promotion de la production locale de biens et services.
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