Les parlementaires ont adopté, le lundi passé, à la majorité absolue, la loi de finances rectificative.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, a salué le sens élevé de responsabilité des élus de la Nation.
Le collectif budgétaire est arrêté à 2 436 milliards de francs CFA, tant en ressources qu’en charges, contre 2 396,6 milliards dans la loi de finances initiale, soit une progression de 1,6 %.
Le déficit budgétaire, inférieur à 245,1 milliards de francs CFA, est intégralement couvert par une trésorerie excédentaire.
Le ministre a précisé que cette loi de finances rectificative tient compte d’un environnement international contraignant, caractérisé par les tensions géopolitiques, la crise climatique et le ralentissement de la croissance mondiale.
Malgré ce contexte, la croissance économique du Togo est estimée à 6,2 %, un niveau largement supérieur aux moyennes régionale et mondiale, soutenu notamment par le dynamisme des investissements privés et une inflation maîtrisée, inférieure à 1 %.
La loi de finances rectificative s’articule autour de trois axes majeurs : la réduction des crédits non consommés, la prise en compte de besoins urgents, notamment en matière de sécurité, et le respect strict de la loi organique relative aux lois de finances.
Les dépenses sociales représentent 50,8 % du budget, soit 679,8 milliards de francs CFA, contre 49,6 % dans la loi initiale.
Les principaux secteurs bénéficiaires sont l’éducation, la santé, l’Assurance maladie universelle, l’électrification rurale, la construction de pistes rurales pour le désenclavement des localités isolées, ainsi que le développement à la base.
Il revient désormais aux parlementaires de se prononcer sur l’adoption du budget de l’exercice 2026.
🧢


