Le partenariat public-privé s’affirme désormais comme un point capital de l’action publique togolaise. Il s’impose même progressivement comme une méthode, un esprit et une promesse : celle de conjuguer l’ambition de l’État, l’agilité du secteur privé et l’intérêt général des populations. Dans un contexte de transformation économique et sociale, cette alliance des talents trace une voie vers un développement inclusif, durable et créateur de valeur.

Le choix du partenariat public-privé repose d’abord sur la conviction selon laquelle aucun acteur, pris isolément, ne peut relever seul les défis contemporains. Les secteurs des infrastructures, de l’énergie, de l’eau, de la santé, de l’éducation, des services urbains, du numérique, de l’agriculture qui emploie plus de 60 % de la population active, etc., exigent des investissements massifs, une expertise technique pointue et une capacité d’exécution rapide. En ouvrant l’action publique à la coopération structurée avec les entreprises privées, le Togo fait le pari de l’efficacité, de l’innovation et du partage des risques.

Un cadre institutionnel convenable

La dynamique enclenchée et poursuivie par le pays est encadrée par des instruments institutionnels et juridiques renforcés, qui sécurisent les investisseurs tout en protégeant l’intérêt public. Les règles de passation, de transparence et de redevabilité sont clarifiées afin d’instaurer un climat de confiance durable. Le partenariat public-privé devient alors un outil de politique publique assumé, pensé pour attirer des capitaux, stimuler l’entrepreneuriat et accélérer la livraison de services essentiels aux citoyens.

Sur le terrain, les résultats commencent à parler. Et très fort. Au cours de l’année 2025, le cadre juridique et institutionnel des PPP a été davantage solidifié. Au rang des mesures phares se trouve l’instauration d’une redevance normalisée de 0,2 % du chiffre d’affaires annuel des titulaires de contrats PPP. Elle est destinée à rendre la commande publique plus professionnelle et porteuse de résultats.

Comme escompté par le gouvernement, ladite réforme aide à mieux répartir les risques entre partenaires, à offrir aux investisseurs une plus grande visibilité juridique et à faire de l’environnement national des affaires un des meilleurs en Afrique.

Des conditions de vie redressées

En matière d’infrastructures routières et urbaines, les PPP permettent d’améliorer la mobilité, de désenclaver des territoires et de soutenir les échanges économiques. Dans l’énergie, ils contribuent à sécuriser l’offre, à diversifier les sources et à rapprocher l’électricité des ménages et des entreprises. Le taux d’accès à l’électricité est passé de 70 % en 2024 à 75 % à la fin de l’année 2025, indique-t-on.

Aussi, la politique de promotion des PPP favorise l’extension des réseaux et la qualité du service, avec un impact direct sur la santé publique et le bien-être quotidien.

Pour les entrepreneurs, le partenariat public-privé ouvre des perspectives nouvelles. Il crée des opportunités d’affaires structurées, favorise la montée en compétence des entreprises locales et encourage les transferts de savoir-faire. Les PME et les acteurs nationaux sont appelés à jouer un rôle accru, à travers des mécanismes variés. Le PPP devient alors un levier d’industrialisation, de création d’emplois et de compétitivité.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version